Prochains évènements

21/07

21 juillet au Parc Royal

Parc Royal de Bruxelles

18/08

18 – 19 – 20 – 21 août : Red Giants au Victory

Edegem

Tous au Victory club pour encourager les Red Giants !

31/08

31 août : tournoi d’avant saison à La Louvière

La Louvière

27/09

27 septembre : 4ème Hockey Together Day

Louvain-La-Neuve

Le portrait du mois

(crédit photo : @m.r.n_photogallery)

Elodie Picard 

H.T. : Bonjour, Elodie. Par où commencer pour te présenter : par la  gardienne de but ou par l’étudiante ? Commençons, si tu veux bien, par ta jeune et déjà brillante carrière de gardienne de but.

E.P. : J’ai commencé à jouer au hockey à l’âge de 5 ans, au Lara Hockey Club Wavre. J’y ai fait toutes mes catégories jeunes jusqu’à arriver en dames à 15 ans (en division 1). J’ai quitté le club 3 ans après, suite à notre année historique en DH où nous avons fini dernière. J’ai changé pour rejoindre une équipe à l’autre bout de la Belgique, et l’autre bout du classement en DH. J’ai donc fait mes débuts à 18 ans au Royal Antwerp Hockey Club et je viens d’entamer ma 4ème saison là-bas.

En parallèle à cela, je suis en équipe nationale depuis mes U15. J’ai progressé petit à petit en U15, U16, U18 et U21 jusqu’à arriver maintenant en Red Panthers (je suis actuellement 3ème gardienne). Je suis également gardienne des Indoor Red Panthers depuis mes 16 ans, avec qui j’ai participé à 3 coupes d’Europe et 1 coupe du monde.

H.T. : Dernier exploit de ton équipe ?

E.P. : On vient de gagner le titre de championnes de Belgique avec l’Antwerp. L’exploit, c’est surtout d’y être parvenu malgré une saison très difficile avec des hauts et des bas. Dire qu’on était de peu en play down…

H.T. : Pour nous faire une idée, tu as encaissé combien de buts sur ce championnat, y compris les play offs ?

E.P. : En compétition, on a encaissé 14 goals en 16 matchs, on a la meilleure défense de notre poule et deuxième du championnat car la Gantoise en avait encaissé 13. Puis en play offs, on en a pris 9 en 6 matchs + , je pense, 3 shoots out sur 11 (3 vs Gantoise et 8 vs Leuven).

H.T. : Ce qui nous fait, si je compte bien, une moyenne de moins d’un but/heure ? Ce n’est pas trop mal. Quelles sont les qualités d’une bonne gardienne et qu’est-ce qui t’a décidée à choisir ce poste ?

E.P. : D’après moi, les qualités principales d’une bonne gardienne, en plus de ses réflexes et de son explosivité, sont la vision du jeu et la prise de décision. Une gardienne fait des choix pour ses coéquipières en les coachant sur le terrain. Elle se fait elle-même peu coacher, il faut donc être capable de capter les bonnes infos, les analyser et prendre une décision rapide et la plus efficace possible en fonction de la situation. La confiance en soi est également un élément très important. Tout comme un coach ou un arbitre d’ailleurs, le gardien doit montrer au monde extérieur qu’il est sûr de lui, de ses choix, pour que les joueurs lui fassent pleinement confiance.

J’ai choisi ce poste car il n’y avait pas de gardienne fixe dans l’équipe de catégorie d’âge supérieure à la mienne à l’époque. Les joueuses devaient faire une tournante et personne ne voulait le faire. Moi qui passais mes samedis à trainer au bord des terrains du Lara, je me suis retrouvée au bon moment au bon endroit et on m’a proposé de jouer au goal avec elles. J’ai bien évidemment sauté sur l’occasion car dans ma catégorie, on jouait encore sans gardienne. Plusieurs joueuses et parents m’ont félicitée après le match et j’avais adoré. Mes parents étaient plutôt contre, car j’étais une fille très dynamique qui avait besoin de courir pour se défouler. L’année suivante, je faisais un match sur deux dans le jeu, l’autre au goal et puis ma vocation s’est tracée pas à pas. Je prends d’ailleurs toujours du plaisir à jouer dans le jeu actuellement, shooter et courir après une balle me permet de relâcher mes frustrations J.

H.T. : Si nous t’avons choisie pour ce portrait du mois, c’est aussi en raison du stage que tu as fait à Pâques, à Uccle Sport avec les enfants de l’équipe Hockey Together, dirigée par Fabian Gillard. Quelle impression en as-tu gardée ?

E.P. : Honnêtement j’ai été impressionnée par le projet de mixité. Quand j’entendais « hockey together », je pensais que les moins-valides s’entrainaient ensemble. L’idée du stage était, en fait, d’intégrer les personnes moins-valides avec des joueurs valides, afin de faire progresser les enfants d’un point de vue humain également. J’ai adoré l’ambiance d’entraide entre les joueurs ayant des capacités différentes, que ce soit au niveau physique ou mental (taille, âge – 5 à 16 ans -, validité ?).

H.T. : Était-ce difficile pour toi de t’adapter à ces joueurs ‘différents’ ?

 E.P. : J’ai été accueillie à bras ouverts par les enfants et assez vite adoptée par le groupe. Le contact est bien passé et leur donner entrainement ne m’a pas posé problème. C’était un groupe dynamique avec des joueurs motivés qui ne demandaient qu’à apprendre. C’était plutôt le travail de réflexion au préalable qui était difficile. Trouver des exercices ludiques, avec un challenge réalisable, pas trop compliqué ni trop facile, pour des enfants valides mais également invalides (autant avec des troubles au niveau mental que moteur). J’ai vraiment dû chercher pour que mes séances conviennent à tout type de public, en restant dans le thème de la collaboration, sans pour autant que cela soit trop ennuyant pour les plus doués de U11B1…

H.T. : Nous avons l’habitude de dire que le parahockey, c’est gai, c’est facile, c’est accessible à tous. Tu valides ?

E.P. : Je suis tout à fait d’accord. Chaque enfant est différent et parvient à trouver les clés de la réussite. Il y a d’une part un travail individuel, pour comprendre les forces et faiblesses de l’enfant et individualiser les consignes et l’accompagnement pour lui permettre d’évoluer à sa façon. Et d’autre part, un travail collectif, d’entraide et de compassion qui pousse les enfants à faire attention aux autres, à leurs handicaps, et à permettre à chacun de trouver sa place dans l’équipe. Qu’ils aient des déficiences mentales (trouble de l’attention ou d’équilibre…) ou physique (paralysie partielle, chaise roulante…), tous les enfants parvenaient à jouer et s’amusaient beaucoup sur le terrain. C’est une ambiance plutôt relax car tout le monde comprend que chacun fait ce qu’il peut en fonction de ses propres capacités et progresse à son aise.

H.T. : Tu peux ne pas être d’accord avec nous. Tu valides sans réserve ?

E.P. : J’encourage vivement tous ceux qui hésitent à se lancer, à tenter le coup. Personnellement, je recommencerai avec plaisir !

H.T. : Ce stage de vacances, tu l’as fait dans le cadre de tes études au Parnasse. Explique-nous en quelques mots.

E.P. : Pour un de mes cours de 3ème année en éducation physique, je devais effectuer 10h de pratique dans un club en handisport. J’avais déjà eu l’occasion de donner cours en secondaire dans l’enseignement spécialisé, donc, ce n’était pas ma première expérience avec des jeunes moins valides. Je sais que le Lara s’est lancé dans le parahockey cette année et j’avais dit que le projet me tentait et que j’étais prête à m’investir. Ils organisent les entrainements le samedi matin et ce n’est pas facile à combiner avec le coaching. En parlant avec Fabian Gillard, j’ai appris qu’un stage Hockey Together se déroulerait pendant les vacances de Pâques à Uccle Sport, j’ai donc sauté sur l’occasion.

H.T. : Ce sont des études exigeantes ? Pas facile pour toi, j’imagine, de combiner tout cela avec tes entrainements de club et de l’équipe nationale ?

E.P. : Effectivement, j’ai eu du mal à organiser mes stages, partie plutôt pratique de mes études, car nous avons beaucoup d’entrainements en journée avec l’équipe nationale. Pour m’entrainer avec mon club, je dois « juste » m’arranger pour finir mes journées à 16h30 au plus tard, donc éventuellement quitter les cours plus tôt.

J’ai eu quelques difficultés durant mes deux premières années car j’avais parfois plus de 15h de sport/sem. avec le Parnasse et 12h de hockey à côté. J’ai donc décidé d’étaler ma 3ème (et dernière) année sur 2 ans afin d’avoir un horaire un peu moins chargé et de diminuer la fatigue physique et surtout mentale.

H.T. : A Hockey Together, nous attachons beaucoup de prix à accueillir au mieux nos jeunes (et nos adultes) pour qu’ils se sentent bien dans le groupe qu’ils rejoignent et donc, nous sommes très attentifs à la fois au rôle des parents et à la formation de nos coachs. Personnellement, j’accueille au Wellington depuis des années des étudiants et étudiantes en kinésithérapie ou en ergothérapie de l’HELB Ilya Prigogine, ou en éducation physique du Parnasse, pour qu’ils puissent faire un stage chez nous. Et j’ai toujours la même réflexion de leur part, parlant de nos joueurs : « c’est étonnant ce qu’ils arrivent à faire et tout le cœur qu’ils y mettent » ! Est-ce aussi ton avis ?

E.P. : J’ai, en effet, été épatée par certains qui, malgré leurs déficiences, avaient plus de difficultés mais ne baissaient pas les bras. Je pense notamment à ce garçon en chaise roulante qu’il fallait pousser lors des matchs et avec qui j’ai bien rigolé. Il adorait venir au hockey car il était avec ses amis, il se donnait tout le temps à fond et ne se plaignait jamais. Il devait avoir 11-12 ans et lors d’une discussion à deux, il m’a sorti : « j’adore ma vie ». En général, en croisant des enfants porteurs d’handicap, on a tendance à voir le négatif, ce qu’ils ne sont pas capables de faire, on est plutôt « triste » pour eux. Il m’a vraiment permis de voir cela d’un autre œil par sa vision des choses, sa bonne humeur quotidienne et son envie d’apprendre.

H.T. : Donc, c’est bien pour eux et ça mérite d’être soutenu ?

E.P. : Sans aucune hésitation ! Je pense avoir beaucoup appris avec eux. Tant sur le terrain qu’en dehors. Lors des pauses, ils jouaient ensemble, s’amusaient entre eux. On a joué à « ni oui, ni non », « UNO », j’ai bien ri avec eux et j’ai passé de très chouettes moments. Faire un sport dans un club est différent du cadre scolaire où les profs doivent garder une certaine distance avec leurs élèves. Ici, je me sentais au même niveau qu’eux et je me marrais autant avec les enfants qu’avec les autres moniteurs. Ce stage était vraiment très enrichissant, autant pour moi que pour eux, à mon avis.

H.T. : On peut donc compter sur toi. Merci, Elodie, (de t’être laissé piéger J, puisque tu reviendras), bonne session de juin et bonnes vacances !

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Que tu aies déjà joué au hockey ou non, peu importe. Plusieurs clubs peuvent t’accueillir pour découvrir le hockey chaque semaine.

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